Parisienne 2

huile sur toile, 89×116 cm

En parallèle de ma série des forêts je voulais faire une série sur la ville. Les Parisiennes se sont imposées. Face aux forêts dont le chaos végétal rechigne à toute formalisation de la vision, c’est une apologie de la forme qui m’entraîne ici avec ces passantes saisies dans la verticalité minérale de la ville. Car l’idéalité et l’abstraction de la forme sont foncièrement citadines. Je comprends que ce fameux paysage aperçu à l’envers, qui ouvrit le chemin de Kandinsky vers l’abstraction, l’ait conduit naturellement vers l’harmonie géométrique et minérale de ses dernières oeuvres.

Parisienne 1

huile sur toile, 116×89 cm

La peinture de l’après-guerre, dominée par l’ Expressionnisme abstrait américain et son théoricien Greenberg, a fait de la surface la vérité de l’oeuvre picturale. Malheur à qui ne voulait pas s’aplatir! Comme le motif, l’espace perspectif était mis au rencard et la peinture, à part chez de fortes têtes comme Lucian Freud, Francis Bacon, Martial Raysse (seconde période) et d’autres encore à reconnaître, se détacha du monde. Il ne fallait plus voir mais exprimer d’abord. Ici, je regarde à la surface et je vois passer des Parisiennes qui jouent les abstractions…